PANEL SUR LA CONSTRUCTION DE LA PAIX
ET LE CÔNTOLE DES ARMES LÉGÈRES EN AFRIQUE DE L'OUEST

Communication de M. Mahamoudou Diagouraga, Commisaire au Nord (Mali) sur La Problematique des Armes Légères en Afrique de l'Ouest

La Haye, Pays-Bas, le 12 Mai 1999


Monsieur le President,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi, avant toute chose, de vous remercier de m'avoir invité à ce panel dont l'objectif est d`une importance primordiale pour nous. Et de vous renouveler nos sincères félicitations ainsi que notre profonde gratitude pour vos efforts soutenus en faveur de la paix civile pour un dèveloppement harmonieux partout dans le monde. Car c'est de cela que partcipe l'organisation du prèsent forum.

Merci donc à la Norvegian Initiative on Small Arms Transfers (NISAT),
Merci à Internationale Alert (UK),
Merci à Center for Democratic Empowermant (Liberia)
Merci à Center for Conflict Resolution (Ghana).

Mesdames et Messiuers,

Parler de la problématique des Armes Légères en Afrique de l'Ouest, c'est d'abord évoquer ces conflits incessant que conaissent les pays de cette sous-région, avec leurs conséquences et implications gravissimes à tout point de vue.

C'est aussi se révolter devant l'existence de ses millions d'armes qui circulent illégalement et impunément dans nos pays, facilitant et aggavant toutes ces tragédies d'un autre âge dont nous avons débattu à maintes reprises dans de nombreux forums consacrés au sujet.

C'est enfin et surtout s'accrocher à cet espoir, à cette espérance née de la récente mobilisation nationale et internationale pour lutter contre ces engins de mort qui tuent et mutilent autant sinon plus que le paludisme et la sida, qui détrusient et déshumanisent autant sinon plus que la drogue, et qui n'épargnent ni les incapables physiques ou mentaux, ni les lieux de culte qui sont censés entretenir le meilleur en nous, ni même les malades dans leur lit d'hôpital.

Cette espérance doit être entretenue par notre volonté inébranlable et par notre ferme détermination communes d'èndiguer le fléau de ces armes légères qui transforment nos enfants en monstres criminels, et qui magnifient lìntinct bestial ainsi que la force de la violence aveugle au détriment de la sagesse du droit, du dialogue et de la tolérance.

Forts de ce constat et soucieux d'être au rendez-vous du 21ème siècle consacré par avance siècle de l'affirmation des droits de l'homme, les pays membres de la CEDEAO ont convenu dans un élan de solidarité rarement égalé dans notre sous-région de lutter ensemble contre cette réalité de la prolifération des des armes légères dans nos pays.

A cet effet, ils ont adopté les 30 et 31 octobre 1998 à Abuja (Nigeria) lors de la 21éme Session de la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement une "Déclaration de Moratorie sur l'Importation, l'Exportation et la Fabrication des Armes Légères en Afrique de l'Ouest" pour compter du ler Novembre 1998, et cela pour une durée de trois (3) ans renouvelable.

Il s'agit là d`une véritable profession de foi soutenue dans une belle unanimité par toutes les composantes de nos sociétés nationales, ainsi que par l'ensemble de la Communauté Internationale.

Un programme dit de coordination et dÀssistance pour la sécurité et le Développement (PCASED) a été mis en place, en collaboration avec le Secrétariat général de l'ONU et d'autres partenaires pour aider à la réusitte de ce Moraroire notamment dans ses objectifs de gestion et de prévention des situations liées à la circulation incontrôlée des Armes Légères dans nos pays.

La réunion des Ministres des Affaires Etrangères des pays membres de la CEDEAOtenue les 24 et 25 Mars 1999 à Bamako, Siège du PCASED, et consacrée aux modalités de mise en æuvre de PCASED, a arrêté un certain nombres de mesures à faire adopter par les Chefs d'Etat et de Gouvernement pour une application efficiente du Moratoire. Elles concernent essentiellement:

A) Un projet de plan d'actions portant sur les neuf (9) domaines prioritaires suivants:

1. Le développement d'une culture de paix;
2. La formation des Forces Armées et de Sécurité;
3. le  renforcement des contrôles aux postes frontaliers;
4. la création d'une base de données et d'un registre régional sur les armes légères;
5. la collecte et la destruction des excédents d`armes ou D`armes acquis sans autorisation;
6. la facilitation du dialogue avec les fabricants et les fournisseurs;
7. la révision et l`harmonisation des législations et procédures administratives nationales;
8. la mobilisation des ressources pour les objectifs et les activités du PCASED;
9. l`elargissement de l`adhésion au Moratoire;

B) Un projet de Code de conduit pour la mise en ouvre du Moratoire portant sur les Commisions nationales, lìmplication de la société civile, la responsabilisation des autorités nationales et sous régionales, l'information, la sensibilisation et l'appui de la communauté Internationale y compris les fabricants et fournisseurs d`armes etc.

C) la selection de quatre (4) actions prioritaires à faire financer immédiatement pour assurer la réalisation du PCASED qui sont:

1.  l'adoption de mesures concrètes en vue du renforcement des contrôles aux ports, aéroports et aux frontières avec l'assistance des Etats parties aux arragnements de Wassenaar et autres,

2. la mise en place d'une programme de formation adapté à l'intention des forces armes et de sécurité,

3. la mise en æuvre de mesures incitatives qui permettent d'assurer la collecte et la destruction des armes non autorisées

4. Le renforcement de la coopération avec les organistations de la société civile.

D) Une quatriè memesure importante de la rencontre de Bamako a été la Délcaration solennelle des Ministres Affaires Etrangères condamnant la situation des enfants soldats assortie d`invitations et d'indications à y mettre fin définitivement.

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

La lutte contre la prolifération des armes légères dans notre sous région Ouest Africaine comme partout dans le monde est une des nobles causes auxquelles nous nous dédions en cette fin de siècle, et cela pour mille et une raisons. Elle sera longue et difficile mais nous devons imérativement la gagner. Nous nous devons de la faire triompher contre de nombreux et importants obstacles de toutes sortes, en poursuivant la sensibilisation et la mobilisation à tous les niveaux.

Nous devons en particulier lancer en vibrant appel aux grands pays de ce monde at à toutes les organisations internationales. Qu'ils nous entendent et agissent comme ils le font contre la drogue et la graves maladies, qu'ils traquent les armes et leurs fabricants comme ils le font contre les champs, les laboratoires, les trafiquants et l'argent de la drogue, comme ils le font contre les virus qui menacent  le bien vivre ensemble de notre société humaine!

C'est de tout cela que dépend le succès de cette louable démarche entreprise par les pays de sous région Ouest Africaine. Et c'est grâce à tout cela que nous serons recompensés de nos efforts pour l'avénement d'un monde sans violence.

Je vous remercie.